{"id":1213,"date":"2018-03-20T14:21:16","date_gmt":"2018-03-20T13:21:16","guid":{"rendered":"http:\/\/www.ecriturefactory.com\/blog\/?p=1213"},"modified":"2018-03-20T14:21:16","modified_gmt":"2018-03-20T13:21:16","slug":"un-mal-pour-un-bien-sandrine-kuemouo-tiabou","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.ecriturefactory.com\/blog\/2018\/03\/un-mal-pour-un-bien-sandrine-kuemouo-tiabou\/","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0Un mal pour un bien\u00a0\u00bb Sandrine Kuemouo Tiabou"},"content":{"rendered":"<p align=\"left\">Le petit Olivier a encore pass\u00e9 une sale journ\u00e9e. Laura a refus\u00e9 de jouer avec lui et Mathias l\u2019a encore frapp\u00e9. Crisp\u00e9 sur sa chaise, il se ronge les ongles. Pourquoi sa m\u00e8re est-elle une fois de plus en retard? Quand enfin elle finit par arriver, elle l\u2019ignore, se saisit juste de sa main pour l\u2019entra\u00eener \u00e0 la voiture. Son t\u00e9l\u00e9phone sonne, elle l\u2019installe alors \u00e0 la h\u00e2te sur son si\u00e8ge, \u00e0 l\u2019arri\u00e8re avant de s\u2019asseoir \u00e0 la place du conducteur en criant. Il s\u2019agit de son petit ami \u00e0 qui elle s\u2019adresse avec animosit\u00e9, rythmant ses paroles par des battements de mains sur le volant. Olivier a beau avoir l\u2019habitude de l\u2019imp\u00e9tuosit\u00e9 de sa m\u00e8re, c\u2019est avec une boule \u00e0 l\u2019estomac, une boule d\u2019envie qu\u2019\u00e0 travers la vitre il observe ses camarades souriant dans les bras de leur papas. La conversation au t\u00e9l\u00e9phone est de plus en plus anim\u00e9e, Olga s\u2019agite et crie: \u00abTu n\u2019es qu\u2019un salaud! Tu es m\u00e9chant, regarde en quoi tu m\u2019as transform\u00e9. Tu as d\u00e9truit ma vie. Dieu s\u2019occupera de ton sort, tu auras ce que tu m\u00e9rites . Tu cr\u00e8veras en enfer. Sale con!\u00bb Elle tremblote et transpire beaucoup, les effets du manque ont pris le dessus. Puis elle fond en larmes, la tension baisse, le ton de sa voix s\u2019affaiblit \u00abje n\u2019en peux plus de cette vie de merde, je n\u2019en peux plus. Pourquoi tu me fais \u00e7a? pourquoi? je suis fatigu\u00e9e, je suis \u00e0 bout de forces. Rends-moi ma vie je t\u2019en supplie, piti\u00e9 rends-moi ma vie\u00bb Laissant tomber le t\u00e9l\u00e9phone sur ses cuisses, elle se recroqueville sur le volant et se livre \u00e0 un profond sanglot. Olivier ne peut qu\u2019assister impuissant \u00e0 la d\u00e9tresse de sa m\u00e8re qui soudain sursaute, le louche \u00e0 travers le r\u00e9troviseur, ses yeux rouges et cern\u00e9s croisent le regard d\u00e9sol\u00e9 de son fils, elle baisse la t\u00eate , essuie \u00e0 la h\u00e2te ses larmes teint\u00e9es de mascara, se gratte les bras, d\u00e9marre avec difficult\u00e9 sa vieille Fiat Punto ( ses mains tremblent) et prend la route. A quelques m\u00e8tres de l\u2019\u00e9cole, son t\u00e9l\u00e9phone sonne \u00e0 nouveau, c\u2019est encore son copain. Yvan. Irrit\u00e9e et troubl\u00e9e, elle acc\u00e9l\u00e8re et s\u2019engage sans pr\u00e9caution dans un croisement et se crashe contre une Nissan Juke qui avait la priorit\u00e9 sur elle. Le choc est violent . Sans ceinture de s\u00e9curit\u00e9, Olga est d\u2019abord projet\u00e9e contre le pare-brise en se prenant une pluie d\u2019\u00e9clats de verre avant de retomber sur son si\u00e8ge en battant la t\u00eate contre la porti\u00e8re \u00e0 sa gauche. Les secours arrivent. Aux urgences, le diagnostic tombe, traumatisme cr\u00e2nien et cervical, fracture du bras droit, \u00e9tat comateux. Olivier n\u2019a rien, ses fonctions vitales sont intactes.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Les services sociaux de l\u2019h\u00f4pital Niguarda de Milan prennent en charge Olivier, on l\u2019interroge sur d\u2019\u00e9ventuels parents, mais Olivier ne parle pas, d\u2019ailleurs cette situation inqui\u00e8te les m\u00e9decins qui pensent \u00e0 un traumatisme d\u00fb au choc \u00e9motionnel. Les contacts t\u00e9l\u00e9phoniques de sa m\u00e8re se disent d\u00e9sol\u00e9s de l\u2019accident mais rien de plus. Le petit ami d\u2019Olga finit par arriver. C\u2019est un homme au physique taill\u00e9 dans le rock, gueule d\u2019homme de caverne, buste et bras ultra tatou\u00e9s et voix rude. Il observe le corps inerte de sa copine, scrute son visage enfl\u00e9 et taillad\u00e9, secoue la t\u00eate et sort de la pi\u00e8ce. On lui pr\u00e9sente Olivier qu\u2019il regarde avec d\u00e9dain sans exprimer le moindre sentiment et d\u00e9clare \u00ab ce rejeton n\u2019est pas de moi\u00bb. Lorsqu\u2019il avait connu sa m\u00e8re, elle \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 enceinte. Le g\u00e9niteur d\u2019Olivier, un \u00e9tudiant fran\u00e7ais de passage \u00e0 Milan dans le cadre d\u2019un programme d\u2019\u00e9change universitaire, n\u2019avait pas voulu de lui et \u00e9tait retourn\u00e9 dans son pays. Yvan estime n\u2019avoir aucune obligation envers Olivier, il a d\u00e9j\u00e0 fait assez pour lui. \u00abOlga n\u2019est plus qu\u2019une pauvre toxico\u00bb il secoue la t\u00eate et continue \u00ab je n\u2019aurai jamais d\u00fb lui faire go\u00fbter \u00e0 la coke. Elle est devenue accro et ne rapporte plus rien\u00bb affichant un l\u00e9ger sourire il reprend \u00ab Avant c\u2019\u00e9tait une vraie bombe! une fleur rare. Les mecs payaient cher pour la monter. Maintenant, vous l\u2019avez vu? elle n\u2019est plus qu\u2019un d\u00e9chet, elle n\u2019attire plus que des types \u00e0 deux sous\u00bb ajoute-t-il avant de s\u2019en aller.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Les traces de coca\u00efne retrouv\u00e9es dans le sang d\u2019Olga, les marques de piq\u00fbres de seringues sur ses bras, la rudesse des propos de cet homme et la nature douteuse de leur relation choquent les services sociaux qui d\u00e9cident d\u2019ouvrir une enqu\u00eate, et constatent que la famille Hoxha est d\u00e9j\u00e0 dans leurs syst\u00e8mes. Ils avaient \u00e9t\u00e9 signal\u00e9s depuis quelques mois par leurs nouveaux voisins et la nouvelle \u00e9cole d\u2019Olivier. On se renseigne d\u2019abord aupr\u00e8s des ma\u00eetresses qui parlent d\u2019un enfant n\u00e9glig\u00e9, qui arrive la plupart du temps avec des v\u00eatements sales et froiss\u00e9s, il sent souvent mauvais et de ce fait ses camarades l\u2019\u00e9vitent et refusent de jouer avec lui, d\u2019ailleurs elles sont parfois oblig\u00e9es de le laver elles-m\u00eames, elles font ce qu\u2019elles peuvent. La m\u00e8re est presque toujours en retard et n\u2019a jamais su r\u00e9pondre au mutisme inopin\u00e9 de son enfant. Parfois elle put l\u2019alcool . le petit est tout le temps triste et ne quitte presque jamais sa chaise, il pr\u00e9sente des signes \u00e9vidents de souffrances psychologiques. Elles sont contentes que les services sociaux interviennent enfin car cet enfant doit \u00eatre sauv\u00e9. Les voisins disent que la situation des Hoxha, nouveaux dans l\u2019immeuble, ne laisse personne indiff\u00e9rent. Ils parlent d\u2019une jeune m\u00e8re inaffective, belle mais d\u00e9truite par la coca\u00efne et l\u2019alcool. Des va-et-vient de personnes douteuses, probablement des clients, \u00e0 chaque fois accompagn\u00e9s par son petit ami. Un \u00eatre froid, vulgaire et violent. Oui beaucoup de violence, verbale et physique. On les entend \u00e0 travers les murs. Mais par peur des repr\u00e9sailles, personne n\u2019a jamais os\u00e9 appeler la police. On ne sait dans quel genre de trafic cette racaille est m\u00eal\u00e9e. \u00abce fils de pute est une brute, un criminel, un animal. Le gamin ne m\u00e9rite pas cette vie\u00bb d\u00e9clare un vieillard. Olivier est plac\u00e9 dans un foyer pour enfants en attendant la d\u00e9cision du juge.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Deux jours apr\u00e8s l\u2019accident, Olga sort enfin du coma, accabl\u00e9e par la douleur elle ne parvient pas \u00e0 bouger. Scrutant du regard la chambre d\u2019h\u00f4pital, elle se souvient de l\u2019accident. \u00ab Olivier? o\u00f9 est Olivier? Olivier! Olivier!\u00bb elle s\u2019agite et commence \u00e0 hurler. Une infirmi\u00e8re arrive et la rassure.<\/p>\n<ul>\n<li>Olivier n\u2019a rien il se porte bien. C\u2019est un miracle.<\/li>\n<li>Oh Dieu merci! est-ce que je peux le voir?<\/li>\n<li>Je suis d\u00e9sol\u00e9e madame, comme vous n\u2019avez pas de famille, nous l\u2019avons confi\u00e9 aux services sociaux. Ne vous inqui\u00e9tez pas il est entre de bonnes mains.<\/li>\n<li>O\u00f9 est-ce qu\u2019ils l\u2019ont emmen\u00e9?<\/li>\n<li>Je pense qu\u2019il est dans un foyer pour enfants. Ils prendront bien soins de lui.<\/li>\n<li>Vous pensez que je pourrai le voir bient\u00f4t?<\/li>\n<li>Certainement! maintenant essayez de vous d\u00e9tendre je vais appeler le docteur.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Les mots famille et services sociaux retentissent dans la t\u00eate d\u2019Olga. Pas de famille, pas d\u2019amis, seule au monde. Il fait nuit dehors et Olga peut voire le reflet de son visage d\u00e9figur\u00e9 dans la baie vitr\u00e9e de sa chambre. Son aspect physique est le dernier de ses soucis. Elle pense \u00e0 Olivier, \u00e0 sa vie, \u00e0 son enfance, \u00e0 sa grand-m\u00e8re, ses r\u00eaves de jeunesse. Elle n\u2019avait pas souhait\u00e9 cette vie-l\u00e0. \u00abOlga regarde toi. Regarde ce que tu es devenu. Une merde. Une bonne \u00e0 rien. Une pute toxico \u00e0 jeter \u00e0 la poubelle. M\u00eame les pires cochons de la plan\u00e8te ne veulent plus de toi. Tu es us\u00e9e comme une veille chaussette. T\u2019as m\u00eame pas \u00e9t\u00e9 capable d\u2019aimer ton propre b\u00e9b\u00e9, ta seule famille. T&rsquo;as pas \u00e9t\u00e9 capable de le prot\u00e9ger et maintenant tu ne le reverras probablement plus jamais. Ils vont te le prendre, ils vont te le prendre\u00bb. Des larmes ruissellent de ses yeux, elle l\u00e8ve le regard vers le ciel et demande des comptes au bon Dieu. \u00abSeigneur pourquoi? pourquoi tout \u00e7a m\u2019arrive \u00e0 moi? pourquoi as-tu permis que tout \u00e7a arrive \u00e0 ton enfant? je t\u2019en supplie aide moi ou tue-moi je ne veux plus vivre, tue-moi je ne veux plus de cette salet\u00e9 de vie\u00bb<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Les choses ne devaient pas se passer ainsi pour Olga. Elle avait quitt\u00e9 l\u2019Albanie il y a sept ans pour poursuivre des \u00e9tudes d\u2019infirmerie \u00e0 Milan et avait pour seul souci d\u2019honorer sa grand-m\u00e8re qui avait fait beaucoup de sacrifices pour financer ses \u00e9tudes. Son r\u00eave, devenir infirmi\u00e8re et soigner son prochain. Tout se passait bien. A sa deuxi\u00e8me ann\u00e9e, l\u2019amour lui \u00e9tait tomb\u00e9 dessus mais h\u00e9las l\u2019avait tr\u00e8s vite quitt\u00e9 aussit\u00f4t qu\u2019Olivier avait pris racine en son sein. Seule avec sa grossesse, d\u00e9prim\u00e9e et fragile, elle s\u2019\u00e9tait alors abandonn\u00e9e \u00e0 Yvan, une vieille connaissance de son quartier en Albanie. Il l\u2019avait pris \u00e0 sa charge et elle \u00e9tait tomb\u00e9e amoureuse de lui. Malgr\u00e9 ses absences, son nervosisme et ses mani\u00e8res rustiques, pour elle c\u2019\u00e9tait un type bien. Il ne lui faisait manquer de rien. Elle croyait alors qu\u2019il \u00e9tait manager et qu\u2019apr\u00e8s son accouchement il lui aurait d\u00e9croch\u00e9 des contrats de mannequin. Malheureusement apr\u00e8s le sevrage d\u2019Olivier, il s\u2019\u00e9tait r\u00e9v\u00e9l\u00e9 \u00eatre un prox\u00e9n\u00e8te et l\u2019avait somm\u00e9 de payer une dette d\u2019un montant de 50.000 euros correspondant \u00e0 deux ans de prise en charge. Tout ce qu\u2019il avait d\u00e9pens\u00e9 pour elle. Tout dans les moindres d\u00e9tails, des factures de loyers jusqu\u2019au shampoing pour b\u00e9b\u00e9 en passant par les soins m\u00e9dicaux, calcul\u00e9s avec un taux d\u2019int\u00e9r\u00eat en plus. Elle s\u2019\u00e9tait donc fait avoir et devait faire le trottoir pour solder sa dette sinon la vie de sa seule famille ( sa grand-m\u00e8re et son fils) \u00e9tait en jeu.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Le m\u00e9decin arrive, console et rassure Olga. Elle a eu beaucoup de chance. Elle r\u00e9pond bien aux soins et ne risque pas d\u2019avoir de grosses s\u00e9quelles. Elle restera quand m\u00eame beaucoup de temps \u00e0 l\u2019h\u00f4pital et devra subir quelques interventions n\u00e9cessaires mais sans risque. De nouveau seule avec sa conscience, Olga cherche dans sa m\u00e9moire, les souvenirs des bons moments pass\u00e9s avec son b\u00e9b\u00e9. Ces derniers mois ils \u00e9taient tr\u00e8s rares. Elle se souvient des \u00e9toiles dans ses yeux lorsque parfois les dimanches apr\u00e8s l\u2019\u00e9glise elle l\u2019emmenait au mac do. De sa joie quand ils allaient au man\u00e8ge. De ses \u00e9clats de rire lorsqu\u2019ils s\u2019amusaient au parc certains apr\u00e8s midi. c\u2019\u00e9tait avant qu\u2019elle ne touche \u00e0 cette odieuse poudre blanche, v\u00e9ritable poison de l\u2019\u00e2me. Au d\u00e9but c\u2019\u00e9tait pour soulager sa conscience et trouver la force de continuer \u00e0 faire ce m\u00e9tier qu\u2019elle trouvait r\u00e9pugnant. Mais jour apr\u00e8s jour il en fallait toujours plus. \u00abOlivier ne m\u00e9rite pas une m\u00e8re comme moi\u00bb se dit-elle. Il a toujours \u00e9t\u00e9 un gar\u00e7on bien sage, gentil et calme. On aurait dit qu\u2019il savait que sa m\u00e8re avait d\u00e9j\u00e0 suffisamment d\u2019ennuis pour qu\u2019il s\u2019y mette lui aussi. Docile et ob\u00e9issant, il n\u2019avait jamais vraiment d\u00e9rang\u00e9. Elle revoit son joli visage, ses yeux bleus et ses belles boucles de cheveux couleur ch\u00e2tain clair dor\u00e9. Un vrai ange. Elle aurait voulu lui donner une vie diff\u00e9rente, normale. Une vie tranquille dans laquelle il se serait \u00e9panoui. Elle s\u2019en veut d\u2019avoir \u00e9t\u00e9 faible, d\u2019avoir choisi la convenance , d\u2019avoir permis \u00e0 Yvan d\u2019entrer dans leur vie. D\u2019avoir fait vivre \u00e0 son b\u00e9b\u00e9 les pires choses qu\u2019un enfant de moins de cinq ans puisse voir. Il avait vu ses seringues, il l\u2019avait vu encaisser des coups, il l\u2019avait vu pleurer, il l\u2019avait vu sniffer de la drogue, il l\u2019avait vu dans des sales \u00e9tats et ce pendant trop longtemps. Parfois, lorsque Yvan s\u2019en allait apr\u00e8s l\u2019avoir frapp\u00e9, il sortait du placard o\u00f9 il avait l\u2019habitude de se cacher pour venir lui caresser les joues. Ces derniers temps, il ne le faisait plus, ne parlait plus, ne pleurait plus, comme si lui aussi \u00e9tait fatigu\u00e9. Ou peut-\u00eatre \u00e9tait-ce un signe de r\u00e9signation? non il \u00e9tait traumatis\u00e9. Lui aussi vivait la m\u00eame merde qu\u2019elle, voil\u00e0 ce qu\u2019elle avait r\u00e9ussi \u00e0 offrir \u00e0 son b\u00e9b\u00e9. Les enfants ne m\u00e9ritent pas cette souffrance, ils n\u2019ont pas choisi de venir au monde. Ils ont besoin d\u2019\u00eatre aim\u00e9s, d\u2019\u00eatre \u00e9duqu\u00e9s , d\u2019\u00eatre prot\u00e9g\u00e9s. Ils ont besoin de vraies valeurs, d\u2019une vraie famille. \u00ab En fin de compte, peut-\u00eatre tout \u00e7a est un mal pour un bien. Olivier est entre les mains des services sociaux, ils lui trouveront une bonne famille. Il le m\u00e9rite, je signerai pour le laisser partir s\u2019il le faut. Seigneur j\u2019esp\u00e8re qu\u2019il me le pardonnera un jour, je le fais par amour. Grand-m\u00e8re n\u2019est plus de ce monde. Je ne sais pas ce que je deviendrai mais c\u2019est sur, dor\u00e9navant Yvan n\u2019aura plus aucun pouvoir sur moi\u00bb<\/p>\n<p><span class='st_facebook_buttons' st_title='\u00ab\u00a0Un mal pour un bien\u00a0\u00bb Sandrine Kuemouo Tiabou' st_url='http:\/\/www.ecriturefactory.com\/blog\/2018\/03\/un-mal-pour-un-bien-sandrine-kuemouo-tiabou\/' displayText='facebook'><\/span><span class='st_twitter_buttons' st_title='\u00ab\u00a0Un mal pour un bien\u00a0\u00bb Sandrine Kuemouo Tiabou' st_url='http:\/\/www.ecriturefactory.com\/blog\/2018\/03\/un-mal-pour-un-bien-sandrine-kuemouo-tiabou\/' displayText='twitter'><\/span><span class='st_linkedin_buttons' st_title='\u00ab\u00a0Un mal pour un bien\u00a0\u00bb Sandrine Kuemouo Tiabou' st_url='http:\/\/www.ecriturefactory.com\/blog\/2018\/03\/un-mal-pour-un-bien-sandrine-kuemouo-tiabou\/' displayText='linkedin'><\/span><span class='st_fblike_buttons' st_title='\u00ab\u00a0Un mal pour un bien\u00a0\u00bb Sandrine Kuemouo Tiabou' st_url='http:\/\/www.ecriturefactory.com\/blog\/2018\/03\/un-mal-pour-un-bien-sandrine-kuemouo-tiabou\/' displayText='fblike'><\/span><span class='st_pinterest_buttons' st_title='\u00ab\u00a0Un mal pour un bien\u00a0\u00bb Sandrine Kuemouo Tiabou' st_url='http:\/\/www.ecriturefactory.com\/blog\/2018\/03\/un-mal-pour-un-bien-sandrine-kuemouo-tiabou\/' displayText='pinterest'><\/span><span class='st_plusone_buttons' st_title='\u00ab\u00a0Un mal pour un bien\u00a0\u00bb Sandrine Kuemouo Tiabou' st_url='http:\/\/www.ecriturefactory.com\/blog\/2018\/03\/un-mal-pour-un-bien-sandrine-kuemouo-tiabou\/' displayText='plusone'><\/span><span class='st_email_buttons' st_title='\u00ab\u00a0Un mal pour un bien\u00a0\u00bb Sandrine Kuemouo Tiabou' st_url='http:\/\/www.ecriturefactory.com\/blog\/2018\/03\/un-mal-pour-un-bien-sandrine-kuemouo-tiabou\/' displayText='email'><\/span><span class='st_sharethis_buttons' st_title='\u00ab\u00a0Un mal pour un bien\u00a0\u00bb Sandrine Kuemouo Tiabou' st_url='http:\/\/www.ecriturefactory.com\/blog\/2018\/03\/un-mal-pour-un-bien-sandrine-kuemouo-tiabou\/' displayText='sharethis'><\/span><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le petit Olivier a encore pass\u00e9 une sale journ\u00e9e. Laura a refus\u00e9 de jouer avec lui et Mathias l\u2019a encore frapp\u00e9. Crisp\u00e9 sur sa chaise, il se ronge les ongles. Pourquoi sa m\u00e8re est-elle une fois de plus en retard? Quand enfin elle finit par arriver, elle l\u2019ignore, se saisit juste de sa main pour [&hellip;]<\/p>\n<p><span class='st_facebook_buttons' st_title='\u00ab\u00a0Un mal pour un bien\u00a0\u00bb Sandrine Kuemouo Tiabou' st_url='http:\/\/www.ecriturefactory.com\/blog\/2018\/03\/un-mal-pour-un-bien-sandrine-kuemouo-tiabou\/' displayText='facebook'><\/span><span class='st_twitter_buttons' st_title='\u00ab\u00a0Un mal pour un bien\u00a0\u00bb Sandrine Kuemouo Tiabou' st_url='http:\/\/www.ecriturefactory.com\/blog\/2018\/03\/un-mal-pour-un-bien-sandrine-kuemouo-tiabou\/' displayText='twitter'><\/span><span class='st_linkedin_buttons' st_title='\u00ab\u00a0Un mal pour un bien\u00a0\u00bb Sandrine Kuemouo Tiabou' st_url='http:\/\/www.ecriturefactory.com\/blog\/2018\/03\/un-mal-pour-un-bien-sandrine-kuemouo-tiabou\/' displayText='linkedin'><\/span><span class='st_fblike_buttons' st_title='\u00ab\u00a0Un mal pour un bien\u00a0\u00bb Sandrine Kuemouo Tiabou' st_url='http:\/\/www.ecriturefactory.com\/blog\/2018\/03\/un-mal-pour-un-bien-sandrine-kuemouo-tiabou\/' displayText='fblike'><\/span><span class='st_pinterest_buttons' st_title='\u00ab\u00a0Un mal pour un bien\u00a0\u00bb Sandrine Kuemouo Tiabou' st_url='http:\/\/www.ecriturefactory.com\/blog\/2018\/03\/un-mal-pour-un-bien-sandrine-kuemouo-tiabou\/' displayText='pinterest'><\/span><span class='st_plusone_buttons' st_title='\u00ab\u00a0Un mal pour un bien\u00a0\u00bb Sandrine Kuemouo Tiabou' st_url='http:\/\/www.ecriturefactory.com\/blog\/2018\/03\/un-mal-pour-un-bien-sandrine-kuemouo-tiabou\/' displayText='plusone'><\/span><span class='st_email_buttons' st_title='\u00ab\u00a0Un mal pour un bien\u00a0\u00bb Sandrine Kuemouo Tiabou' st_url='http:\/\/www.ecriturefactory.com\/blog\/2018\/03\/un-mal-pour-un-bien-sandrine-kuemouo-tiabou\/' displayText='email'><\/span><span class='st_sharethis_buttons' st_title='\u00ab\u00a0Un mal pour un bien\u00a0\u00bb Sandrine Kuemouo Tiabou' st_url='http:\/\/www.ecriturefactory.com\/blog\/2018\/03\/un-mal-pour-un-bien-sandrine-kuemouo-tiabou\/' displayText='sharethis'><\/span><\/p>","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[187,335],"tags":[40,191,224,225],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.ecriturefactory.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1213"}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.ecriturefactory.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.ecriturefactory.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.ecriturefactory.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.ecriturefactory.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1213"}],"version-history":[{"count":1,"href":"http:\/\/www.ecriturefactory.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1213\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1214,"href":"http:\/\/www.ecriturefactory.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1213\/revisions\/1214"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.ecriturefactory.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1213"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.ecriturefactory.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1213"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.ecriturefactory.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1213"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}