{"id":932,"date":"2016-03-02T16:01:32","date_gmt":"2016-03-02T15:01:32","guid":{"rendered":"http:\/\/www.ecriturefactory.com\/blog\/?p=932"},"modified":"2016-03-02T16:05:26","modified_gmt":"2016-03-02T15:05:26","slug":"la-lecture-de-veronique-chez-gallimard","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.ecriturefactory.com\/blog\/2016\/03\/la-lecture-de-veronique-chez-gallimard\/","title":{"rendered":"Lecture de V\u00e9ronique Le Normand chez Gallimard"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"http:\/\/www.ecriturefactory.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/12742767_1703144869908464_8407292928356997436_n.jpg\" ><img loading=\"lazy\" class=\"alignnone size-medium wp-image-934\" src=\"http:\/\/www.ecriturefactory.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/12742767_1703144869908464_8407292928356997436_n-300x225.jpg\" alt=\"12742767_1703144869908464_8407292928356997436_n\" width=\"300\" height=\"225\" srcset=\"http:\/\/www.ecriturefactory.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/12742767_1703144869908464_8407292928356997436_n-300x225.jpg 300w, http:\/\/www.ecriturefactory.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/12742767_1703144869908464_8407292928356997436_n.jpg 960w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a>Que reste t-il de notre joyeuse soir\u00e9e Gallimard Raspail, de l&rsquo;amiti\u00e9, de la tendresse, des embrassades&#8230; Et la furieuse envie de recommencer. D&rsquo;ailleurs la date est d\u00e9j\u00e0 programm\u00e9e. Les libraires ont vraiment appr\u00e9ci\u00e9, enthousiasm\u00e9es par cette belle ambiance d&rsquo;atelier d&rsquo;\u00e9criture et de litt\u00e9rature. Alors nous auront droit \u00e0 un autre rendez-vous, au Divan cette fois, le samedi 28 mai.<\/p>\n<p>Pour cette premi\u00e8re \u00ab\u00a0\u00e9dition\u00a0\u00bb, nous avons \u00e9t\u00e9 sous le charme de la lecture, gr\u00e2ce \u00e0 l&rsquo;\u00e9crivain V\u00e9ronique Le Normand, que ceux de l&rsquo;atelier connaissent bien. Une voix qui, comme \u00e0 l&rsquo;\u00e9crit, sait peser les mots, enveloppe et nous emm\u00e8ne. Merci pour son\u00a0 choix d&rsquo;un texte de Georges Perros, on ne peut plus en ad\u00e9quation avec l&rsquo;\u00e9criture. Beaucoup l&rsquo;ont r\u00e9clam\u00e9. Le voici.<\/p>\n<p>\u00a0\u00bb Ecrire, c\u2019est peut-\u00eatre avant tout physique.<\/p>\n<p>J\u2019\u00e9cris comme je me mouche.<\/p>\n<p>J\u2019ai eu le virus tr\u00e8s t\u00f4t. Ecrire, c\u2019est une maladie, c\u2019est une maladie qui donne des illusions. Si on est un grand artiste, on y passe sa vie, on se jette dedans. Moi je trempe mon pied dans la flotte. Je regarde si l\u2019eau est chaude ou froide. Je s\u00e8che assez lentement, et, le temps de s\u00e9cher, des gouttes tombent\u00a0: c\u2019est \u00e0 peu pr\u00e8s l\u2019\u00e9quivalent des notes Papiers Coll\u00e9s, quelque chose entre le journal et l\u2019almanach Vermot. J\u2019y suis mon propre personnage. Si Je est un autre, je parle de l\u2019autre en disant Je. Si la vraie vie est absente, je parle de l\u2019absence en parlant de ma vie. L\u2019imaginaire, c\u2019est notre vie.<\/p>\n<p>J\u2019\u00e9cris comme on change de gare, le feu au cul.<\/p>\n<p>Ecrire, c\u2019est pr\u00e9lever un temps op\u00e9ratoire \u00e0 l\u2019\u00e9coulement du temps absolu. Il ne faut qu\u2019un bout de papier et un crayon. La chambre d\u2019un \u00e9crivain, c\u2019est le Monde. Encore faut-il se trouver un abri, une cabine, un grenier.<\/p>\n<p>Ecrire n\u00e9cessite un minimum de solitude, mais au m\u00eame titre que pas mal de manifestations humaines. L\u2019amour, entre autres, qui profite de la nuit pour souder les monologues.<\/p>\n<p>Ecrire, c\u2019est faire v\u0153u de pauvret\u00e9.<\/p>\n<p>Le produit de ma plume ne m\u2019assure strictement rien. Ce que j\u2019\u00e9cris est vou\u00e9 au pilon. Je ne consid\u00e8re pas comme b\u00e9n\u00e9fique \u2013\u00e7a tombe bien- le fait de gagner son pain gr\u00e2ce \u00e0 sa litt\u00e9rature, ce qui ne veut pas dire qu\u2019\u00e9crire est un luxe ou une activit\u00e9 vou\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9chec social. Mais pour \u00e9crire, il est quasiment n\u00e9cessaire, d\u2019oublier qu\u2019on est un \u00e9crivain. Pour l\u2019heure, je suis lecteur dans une maison d\u2019\u00e9dition. Ce qui me para\u00eet encore trop proche de l\u2019\u00e9criture.<\/p>\n<p>Ecrire, c\u2019est une question de timbre, de voix. Un homme qui \u00e9crit tend \u00e0 d\u00e9passer ses limites. Or, c\u2019est en \u00e9crivant qu\u2019il les manifeste. C\u2019est toujours \u00e0 recommencer. On peut aussi se confier au maximum, en \u00e9voquant, une pierre ou un ciseau\u00a0; le \u00ab\u00a0je\u00a0\u00bb est indiff\u00e9rent. Les mots laissent passer le texte, comme les fleurs, le vent.<\/p>\n<p>Ecrire, c\u2019est dire une v\u00e9rit\u00e9 que la vie ne supporte pas. Quand on \u00e9crit \u00e0 un ami qu\u2019on est malheureux, la personne qui vit pr\u00e8s de vous n\u2019en sait rien. Le malheur se change en mots quotidiens, en humeurs, en \u00ab\u00a0sc\u00e8nes\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Ecrire, c\u2019est dire adieu \u00e0 quelqu\u2019un \u00e0 quelque chose qu\u2019on reverra le lendemain. On ne peut pas divorcer.<\/p>\n<p>Ecrire donne envie de lire. Il n\u2019est pas mauvais de savoir qu\u2019on ne sera jamais Shakespeare, sans pour autant renoncer \u00e0 l\u2019\u00e9criture, qui est une mani\u00e8re d\u2019\u00eatre pas plus d\u00e9shonorante qu\u2019une autre, pourvu qu\u2019on n\u2019y m\u00eale aucun complexe de sup\u00e9riorit\u00e9\u00a0; ce serait plut\u00f4t le contraire, un genre d\u2019infirmit\u00e9.<\/p>\n<p>Il faut montrer ce qu\u2019on \u00e9crit. Ne serait-ce que pour savoir jusqu\u2019\u00e0 quel point, c\u2019est r\u00e9sistant. Parce qu\u2019en g\u00e9n\u00e9ral, les critiques ne sont pas tendres. Publier est quasiment n\u00e9cessaire, pas obligatoire, mais sain. Il y a par exemple des po\u00e8mes qui louchent, ou qui sont bossus. Ils doivent faire leur vie. Il n\u2019y a pas d\u2019\u00eele d\u00e9serte habitable tr\u00e8s longtemps. On doit trouver son Vendredi comme Robinson. On a tous un bout de monologue dans la peau. Il faut le donner aux autres, m\u00eame si l\u2019on s\u2019en m\u00e9fie. Quand je sens qu\u2019on me vise \u00e0 travers un jugement, je replie mes oreilles. Que ce soit bien ou mal.<\/p>\n<p>Il faut \u00e9crire pendant que c\u2019est chaud.<\/p>\n<p>Ecrire transfigure la vie, ne la change pas. L\u2019homme se sent si peu de choses qu\u2019il ne trouve de r\u00e9pit que dans l\u2019exag\u00e9ration de ce si peu de choses. Les hommes mentent. Le roman essaie d\u2019expliquer pourquoi. Le th\u00e9\u00e2tre, comment. La po\u00e9sie, seule, et rarissimement, touche le ciel v\u00e9ridique. Parfois, le soir, il me prend l\u2019envie de t\u00e9l\u00e9phoner au bon dieu.<\/p>\n<p>Extraits de Papiers coll\u00e9s (Gallimard), arrangement V\u00e9ronique Le Normand. Suivi de Lettre \u00e0 Brice Parrain ( Extrait de la correspondance).<\/p>\n<p>Cher Brice,<\/p>\n<p>Le plus beau po\u00e8me du monde ne sera jamais que le p\u00e2le reflet de ce qu\u2019on appelle la po\u00e9sie, qui est une mani\u00e8re d\u2019\u00eatre, ou, dirait l\u2019autre, d\u2019habiter ; de s\u2019habiter. Toutes les r\u00e9actions des hommes rel\u00e8vent de la po\u00e9sie. \u00c7a ne trompe pas. La po\u00e9sie, c\u2019est l\u2019indiff\u00e9rence \u00e0 tout ce qui manque de r\u00e9alit\u00e9. Si vous voulez, Kafka a v\u00e9cu de cette mani\u00e8re. Le cordonnier du coin aussi. C\u2019est le seul engagement qui vaille, parce qu\u2019il englobe la souffrance. Un homme de cet ordre, je me demande s\u2019il peut pleurer. Mais il peut emp\u00eacher les autres de le faire. Cette passion du r\u00e9el, qui fait longer des pr\u00e9cipices, ce go\u00fbt exclusif, comment ne nous rendrait-il pas plus aptes \u00e0 comprendre autrui, et pas le comprendre comme \u00e7a, non, mais le remplacer, en quelque sorte, le relayer dans son po\u00e8me interne, retrouver avec lui la source, nettoyer le lit de son eau vive, et remettre en branle la circulation originelle. C\u2019est derri\u00e8re les mots qu\u2019il faut aller voir, les mots sont des rep\u00e8res qui peuvent nous tromper si on les manipule de travers. Il y a une charge de silence qu\u2019il faut respecter, on ne peut pas comprendre tout de suite de quoi il s\u2019agit, pourquoi ils s\u2019agitent, et le po\u00e8me \u00e9crit n\u2019est jamais qu\u2019un renseignement mieux ordonn\u00e9. Un peu trop, quelquefois. Un grand po\u00e8te, c\u2019est un monsieur qui, une fois, ne s\u2019est pas tromp\u00e9, a pris la voie royale de tous ses possibles. Tant pis pour lui s\u2019il per-s\u00e9-v\u00e8re, s\u2019il-perd-ses-vers, s\u2019il croit qu\u2019il ne se trompera plus, s\u2019il se sacre po\u00e8te. Et voil\u00e0 Val\u00e9ry, dont les pr\u00e9cipices se sont chang\u00e9s en trous de souris. Il est probable que nous sommes le po\u00e8me de Dieu, fragments de langage unique. Il y a des moments de fulguration, qui \u00e9clairent nos murs, nos limites, qui nous laissent \u00e0 penser que tout n\u2019est pas absolument absurde, que le guignol a un bout de sens. La po\u00e9sie, comme je l\u2019entends, c\u2019est le seul obstacle au suicide. Un homme qui se tue trouve qu\u2019il a v\u00e9cu \u00e0 c\u00f4t\u00e9, il n\u2019y a pas moyen de se suicider en po\u00e9sie, puisque c\u2019est, comment dire, d\u00e9j\u00e0 fait. En fait, la po\u00e9sie, c\u2019est de consid\u00e9rer tous les hommes en po\u00e8tes, comme s\u2019ils \u00e9taient des po\u00e8tes. Et s\u2019y tenir. Aucune possibilit\u00e9 de d\u00e9ception. L\u2019on devient presque malhonn\u00eate, on joue sur du velours, c\u2019est \u00e0 prendre ou \u00e0 laisser. Il y a comme une interdiction de revenir en arri\u00e8re, et la mort ne trouvera rien \u00e0 se mettre sous la dent. On aura fait le boulot \u00e0 sa place, profitant de l\u2019occasion. Ces jours et ces nuits, ces bonheurs, cet ennui, ce mal au corps perp\u00e9tuel. Il y a un mot qui dispara\u00eet presque enti\u00e8rement, c\u2019est le mot \u201csolitude\u201d, ce luxe du vocabulaire humain, que l\u2019on hurle dans les oreilles de l\u2019autre. Quel tintamarre ! Moi, je vais vous dire, j\u2019ai envie d\u2019\u00eatre heureux. Un peu comme on dit b\u00eatement que les clochards le sont. Heureux de rien, et incapables de lever le petit doigt pour figurer dans le spectacle. Mes coulisses, c\u2019est le ciel, la mer, le vent, l\u2019arbre, et qui m\u2019aime me suive ! Je n\u2019en d\u00e9mordrai pas, je n\u2019en d\u00e9mordrai pas, c\u2019est un pacte avec ce qui me para\u00eet plus vrai que tout le reste, avec ce qui me rend \u00e0 un langage plus modeste, plus fragile par rapport \u00e0 celui des hommes de soci\u00e9t\u00e9, dont je comprends mal la nonchalance active. Je les trouve r\u00e9sign\u00e9s, ce n\u2019est pas paradoxal. Un peu rigolos aussi. Je sais, maintenant, qu\u2019ils ne me feront plus jamais mal. Ils pourront m\u2019emmerder, mais pas me convertir. C\u2019est soulageant.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>J\u2019ai d\u00e9nich\u00e9 une mansarde o\u00f9 travailler en paix. Une table, une chaise, une lucarne. Un peu comme si je partais \u00e0 l\u2019\u00e9cole, tous les matins. Tania n\u2019y trouve pas \u00e0 redire.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Je vous embrasse, vous et \u00c9liane.<\/p>\n<p>\u00c9crivez.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Et aussi.<\/p>\n<p>Ecrire, Marguerite Duras. L\u2019\u00e9crivain et la vie, Virginia Woolf. Ecriture M\u00e9moires d\u2019un m\u00e9tier, Stephen King. Manuel d\u2019\u00e9criture et de survie. Martin Page.L\u2019art du suspens, mode d\u2019emploi, de Patricia HighsmithL\u2019\u00e9criture ou la vie, Georges Semprun<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span class='st_facebook_buttons' st_title='Lecture de V\u00e9ronique Le Normand chez Gallimard' st_url='http:\/\/www.ecriturefactory.com\/blog\/2016\/03\/la-lecture-de-veronique-chez-gallimard\/' displayText='facebook'><\/span><span class='st_twitter_buttons' st_title='Lecture de V\u00e9ronique Le Normand chez Gallimard' st_url='http:\/\/www.ecriturefactory.com\/blog\/2016\/03\/la-lecture-de-veronique-chez-gallimard\/' displayText='twitter'><\/span><span class='st_linkedin_buttons' st_title='Lecture de V\u00e9ronique Le Normand chez Gallimard' st_url='http:\/\/www.ecriturefactory.com\/blog\/2016\/03\/la-lecture-de-veronique-chez-gallimard\/' displayText='linkedin'><\/span><span class='st_fblike_buttons' st_title='Lecture de V\u00e9ronique Le Normand chez Gallimard' st_url='http:\/\/www.ecriturefactory.com\/blog\/2016\/03\/la-lecture-de-veronique-chez-gallimard\/' displayText='fblike'><\/span><span class='st_pinterest_buttons' st_title='Lecture de V\u00e9ronique Le Normand chez Gallimard' st_url='http:\/\/www.ecriturefactory.com\/blog\/2016\/03\/la-lecture-de-veronique-chez-gallimard\/' displayText='pinterest'><\/span><span class='st_plusone_buttons' st_title='Lecture de V\u00e9ronique Le Normand chez Gallimard' st_url='http:\/\/www.ecriturefactory.com\/blog\/2016\/03\/la-lecture-de-veronique-chez-gallimard\/' displayText='plusone'><\/span><span class='st_email_buttons' st_title='Lecture de V\u00e9ronique Le Normand chez Gallimard' st_url='http:\/\/www.ecriturefactory.com\/blog\/2016\/03\/la-lecture-de-veronique-chez-gallimard\/' displayText='email'><\/span><span class='st_sharethis_buttons' st_title='Lecture de V\u00e9ronique Le Normand chez Gallimard' st_url='http:\/\/www.ecriturefactory.com\/blog\/2016\/03\/la-lecture-de-veronique-chez-gallimard\/' displayText='sharethis'><\/span><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Que reste t-il de notre joyeuse soir\u00e9e Gallimard Raspail, de l&rsquo;amiti\u00e9, de la tendresse, des embrassades&#8230; Et la furieuse envie de recommencer. 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